Économie circulaire : quelles grandes tendances pour 2021 ?

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Avec la crise sanitaire, les envies de consommation responsables se sont accrues chez les français. Dans cette optique, l’économie circulaire, et les nouveaux modèles qu’elle propose, apparaissent de plus en plus comme des voies de développement privilégiées. Visant à réduire nos impacts environnementaux et à préserver les ressources naturelles, elle ambitionne également d’inventer de nouvelles façons de consommer, de produire, d’acheter et de recycler. Voyons ensemble quelles sont les grandes tendances de l’économie circulaire en 2021.

Une nouvelle manière d'acquérir et de posséder.

Pour 61% des Français la situation environnementale est jugée préoccupante et invite à « des changements radicaux afin de produire et de consommer moins mais mieux ». *1

Cette prise de conscience s’est accrue avec la crise sanitaire de 2020.  La gestion des déchets et le recyclage deviennent des réflexes de plus en plus partagés, et les ménages souhaitent désormais privilégier un ancrage local de leur consommation.

Ils veulent des circuits courts qui favorisent la production dans des zones géographiques proches des lieux d’achat et d’usage.

C’est là, l’une des particularités de l’économie circulaire. Ce « localisme » séduit car il propose un modèle permettant à la foi de réduire l’impact environnemental tout en offrant de soutenir l’économie de son pays et de sa région.

La frugalité apparait également comme un critère important. Le consommateur souhaite désormais s’impliquer et s’engager en faveur d’une consommation plus responsable et moins abondante. De nouveaux modes d’achat se généralisent tels que l’achat en vrac, le faire soi-même (Do it Yourself) ou encore l’achat de seconde main.

L'appel de l'économie collaborative.

Parmi les grandes tendances de l’économie circulaire, l’envie du collaboratif devient de plus en plus puissante.  Reposant sur le partage et la confiance au sein d’une communauté d’utilisateurs, l’économie collaborative répond aux nouveaux enjeux sociétaux tout en créant du lien entre les citoyens.

Les plateformes d’échanges de biens et de services entre particuliers s’inscrivent dans ces modes de consommation innovants. Ainsi, le C-commerce, appelé aussi parfois le commerce entre internautes, offre de nombreuses options nouvelles. Partage gratuit ou payant de biens neufs ou recyclés, location-vente entre particuliers, offre de services et de trocs, les développements de l’économie collaborative sont riches en perspectives d’avenir.

économie circulaire

Les entreprises et les collectivités participent de ce mouvement. Pour exemple, la société Utile Ici, qui propose de référencer les lieux de dépôts d’objets présents en centre-ville.

Le développement d'une technologie numérique environnementale

Le développement du digital n’est pas sans conséquence sur l’environnement.

Les data centers, où sont stockés les milliards de données échangées sur la toile, ont été multipliés par seize entre 2015 et 2021. Ces centres de stockage consomment une énergie phénoménale et engloutissent à eux seuls 3% de la consommation nationale en électricité. D’ici 2025, ils pourraient représenter près de 20% de l’électricité mondiale.

Les consommateurs et les entreprises sont de plus en plus conscients de cet enjeu environnemental. Les grands exploitants construisent ainsi des data centers dans les pays du nord pour profiter du froid naturel, nécessaire à la climatisation de ces centres. Microsoft réfléchit également à la création d’un data center sous la mer, qui serait refroidi par l’eau et alimenté en électricité par les courants marins.

D’autres solutions apparaissent, telle que l’exploitation de la chaleur créée par les data centers pour répondre aux besoins de chauffage des habitants ou des entreprises à proximité. Stockholm souhaite ainsi capter dans ses centres de données près de 10% de l’énergie nécessaire pour chauffer la ville, d’ici 2035.

L’émergence d’une « tech for good » (technologie bienfaisante), associée au concept de « Deep Tech » (innovation de rupture) apparait de plus en plus comme une nécessité. Conforme à l’économie circulaire, ce mariage répond à la fois à la gestion des déchets numériques et aux besoins de réinventer l’usage du digital, pour une consommation plus économe en énergie et plus raisonnée.

Le déploiement des matériaux biosourcés et recyclés.

L’économie circulaire propose également une nouvelle manière de penser la fabrication, la construction et la production des produits et des services.

L’idée est à la fois de réinventer la consommation et la possession, d’optimiser la gestion des déchets et le recyclage, mais aussi d’innover en amont dans la conception des matières et des processus de fabrication.

Ainsi, l’innovation dans la recherche de matériaux biosourcés, ou recyclés, est de plus en plus dynamique.

Créés à partir de ressources renouvelables, de la biomasse ou du recyclage, ces nouveaux matériaux répondent à l’urgence de produire mieux, de façon éco-durable et socialement responsable.

Dans le secteur du bâtiment par exemple, on assiste de plus en plus à l’émergence de matières premières issues de la sylviculture (laines de bois, copeaux, bois d’œuvre…), de l’agriculture (chanvre, paille…), ou encore du recyclage (coton recyclé, ouate de cellulose, coquilles…).

Tous ces nouveaux matériaux composites entrent dans les processus de construction, que ce soit pour la structure (murs en bois, en brique de terre, en botte de paille), dans les isolants (laine de mouton, ouate de cellulose), ou encore dans les enduits et les revêtements.

La recherche de nouveaux emplois pour ces matériaux d’origine animale, ou végétale, est également très active. Pour exemple, la société Grown Bio qui propose des emballages réalisés à partir de champignons et de déchets agricoles.

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