Zoom sur les mesures de la BCE pour lutter contre l’impact économique du Covid-19

La Banque Centrale Européenne s’investit pour essayer de faire face aux dégâts économiques causés par le Covid-19. Voici le détail des mesures qui ont été prises.

Une intervention rapide face à une situation exceptionnelle

Des déficits qui plongent, des dettes publiques qui explosent : face à cette situation, et à son corollaire désastreux sur les marchés, le BCE se devait d’intervenir afin de tenter de maintenir l’équilibre entre les différents pays de la zone euro.

Ainsi, le conseil des gouverneurs a décidé de racheter sur le marché secondaire les dettes des Etats ainsi que les obligations émises par les entreprises. Coût de l’opération : 750 milliards d’euros pour les dix mois qui viennent. La semaine dernière déjà, la BCE avait décidé une somme de 120 milliards, qui se rajoutait aux 20 milliards d’euros par mois du « quantitative easing » européen. Au final, ce ne sont pas moins de 117 milliards d’euros par mois qui seront attribués à ce « programme de rachat d’urgence face à la pandémie ».

BCE et Covid-19

éviter qu’une « crise de la dette » ne se rajoute sur la crise sanitaire et économique

L’objectif de la BCE avec ce programme est bel et bien de frapper fort en dressant un mur d’argent susceptible de calmer les marchés, ce qui a été parfaitement compris et accepté au sein du conseil des gouverneurs.

Récemment, la BCE avait d’ailleurs déjà pris des mesures fortes, comme celle de réactiver le programme LTRO (prêt à long terme aux entreprises) en l’amenant à un taux de -0,75%. De plus, le conseil de supervision unique a également autorisé les banques à s’affranchir des exigences en fonds propres, qui avaient été mises en place au moment de la crise en zone euro.

L’action de la BCE a été saluée, notamment par Emmanuel Macron, qui exhorte les États européens à « une plus grande solidarité financière au sein de la zone euro ». Par ces mots, le président français invite les états membres à se pencher sur la création d’eurobonds afin de mutualiser les dépenses liées à la crise du Covid-19. Ceci permettrait d’alléger ce poids financier très lourd notamment pour les Etats les plus fragiles.

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