L’endettement des étudiants devient-il un problème en France ?

Alors qu’aux Etats-Unis la dette étudiante prend une ampleur préoccupante, la France commence elle aussi à être concernée par ce sujet. Pourquoi les étudiants français sont-ils de plus en plus endettés et quelles sont les perspectives ? Nous faisons le point.

La vie étudiante : de plus en plus coûteuse

10% environ de la population étudiante a aujourd’hui recours à un prêt. Et ce chiffre n’est pas près à être revu à la baisse. Pour quelles raisons ?

Tout d’abord, il y a le coût de la vie étudiante. Souvent loin de leurs parents, les étudiants doivent louer un studio ou appartement : le montant du loyer est une dépense très importante dans le budget étudiant, sans parler des charges qui lui sont liées (électricité, gaz, internet, eau, assurance habitation…). Et même si certains étudiants peuvent avoir une chambre en cité universitaire et bénéficier des allocations logement, le reste à régler peut être encore trop important. Le transport et l’alimentation sont des postes qui eux aussi peuvent être conséquents, même si des tarifs spéciaux sont proposés notamment pour les abonnements de train ou de bus.

Malgré  le système de bourses existant, nombreux sont les étudiants qui ont du mal à s’en sortir. En effet, la bourse fonctionne avec un système d’échelons, basé sur le revenu des parents. Dans certains cas, les parents ont « trop » de revenus pour que leur enfant puisse prétendre à une bourse, mais n’ont pas forcément les moyens de financer entièrement ses études. La solution du prêt devient dès lors quasiment inévitable.

Les études : de plus en plus chères

Selon la formation choisie, les frais d’inscription varient. Si l’université reste accessible (voire gratuite pour les boursiers), avec une grande partie des frais pris en charge par l’Etat, c’est loin d’être le cas pour d’autres structures. Les écoles de commerce ou d’ingénieurs, et bien sûr les écoles privées, appliquent des frais d’inscription qui peuvent être très élevés, jusqu’à plusieurs milliers d’euros.

 

endettement étudiant en France

Il faut aussi prendre en considération les frais annexes aux études : l’achat de matériel ou de livres indispensables pour certaines formations peut représenter un budget non négligeable.

Le recours au prêt étudiant devient ainsi une nécessité. Et même si certains travaillent le week-end, en soirée ou encore pendant les vacances, ces gains peuvent ne pas suffire. De plus, certaines formations sont si lourdes au niveau horaires et travail qu’il est compliqué pour un étudiant de travailler à côté – sauf au détriment de ses études, voire de sa santé.

L’impact de l’endettement étudiant en France

L’endettement étudiant en France est donc bien une réalité. Son impact n’est pas à ce jour aussi fort qu’aux Etats-Unis, mais il prend de l’ampleur et est donc à surveiller.

La France subventionne en effet son système d’enseignement, mais le continuera-t-elle encore longtemps ?

Cependant, le fait de devoir recourir à un prêt pour financer sa formation a d’ores et déjà une conséquence sur les choix d’orientation des étudiants : ils sont de plus en plus nombreux à renoncer à certaines écoles faute de budget. Et la perspective de se retrouver en position de devoir rembourser un prêt dès le début de sa carrière et ce pour plusieurs années n’est guère réjouissante…

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