Les étiquettes de Nutri-Score vont changer en 2023

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Les étiquettes de Nutri-Score sont apparues en France pour la première fois en 2017. Depuis, les habitudes de consommation des produits alimentaires ont eu le temps de bien changer. Les notes attribuées aux aliments vont changer au cours de cette nouvelle année. Quelles en sont les raisons ? Nous vous expliquons tout dans cet article.

Pourquoi le Nutri-Score existe-t-il ?

A la demande du Ministère des Solidarités et de la Santé, Santé Publique France a créé un système d’étiquetage nutritionnel sur les emballages des produits alimentaires pour faciliter la compréhension des informations nutritionnelles par les consommateurs.

Il paraît donc comme un logo avec les 5 lettres A, B, C, D, E sur l’emballage des produits alimentaires. La note de A est attribuée aux aliments qui ont la meilleure qualité nutritionnelle pour le corps humain et E à ceux qui ont la moins bonne qualité nutritionnelle. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas manger de produits notés E, cela veut simplement dire qu’il faut en manger en moins grosse quantité ou moins fréquemment.

En quoi le nutri-score change en 2023 ?

Cette étiquette est pour l’instant proposée sur la base du volontariat. C’est donc aux producteurs de demander cette étiquette. Mais cela viendra peut-être à changer un jour car il est possible que le gouvernement décide un jour de le rendre obligatoire pour tous les produits alimentaires.

Quels sont les conséquences économiques du Nutri-Score ?

En 2019, l’entreprise Nielsen constatait une augmentation de 1% des ventes des produits notés A et 0,8% sur les produits notés B. Les produits C ont vu une baisse des ventes de 1,1% et 0,2% pour les produits D. La tendance serait donc d’aller vers les produits les mieux notés mais l’enquête montre une augmentation de 1% sur les produits notés E. Cette augmentation serait expliquée par les prix cassés de ces produits et le faible pouvoir d’achat des Français. Cette année-là, seulement 14% des Français déclaraient faire attention au Nutri-Score. Un peu plus de 500 entreprises avaient adopté le logo Nutri-Score. 43% des Français disaient avoir déjà adapté au moins un de leur comportement d’achat grâce au Nutri-Score contre 57% en 2021.

La notoriété de ce logo augmente puisqu’en 2019, 81% déclaraient avoir vu ou entendu parler du Nutri-Score contre 93% en 2021. 89% des interrogés estimaient que le Nutri-Score devait être rendu obligatoire.

En 2022, 875 entreprises ont fait le choix de l’apposer. Ce logo s’est démocratisé et notamment chez les jeunes. Une enquête a été réalisée auprès de 1 201 jeunes âgés de 11 à 17 ans. Le logo est connu par 97% des adolescents et deux tiers ont indiqué spontanément la définition du Nutri-Score. L’enquête révèle que cette partie de la population est acheteur mais aussi et surtout, prescripteurs auprès de leurs parents. En effet, 61% ont indiqué que leurs parents avaient accepté d’acheter un produit en particulier demandé juste parce qu’il avait un Nutri-Score A ou B.

Le Nutri-Score sera plus sévère avec certains aliments en 2023

En 2023, le Nutri-Score va changer pour inciter la population à diminuer leur consommation de certains produits. L’outil de calcul et de notation du Nutri-Score va changer. Ce changement est considéré comme une mise à jour. Serge Hercberg, le Professeur à l’origine de la création de ce système, explique que leurs connaissances progressent au fil du temps.

Les aliments qui sont riches en sel ou en sucre, comme les céréales du petit-déjeuner par exemple, seront notés bien plus sévèrement puisque certaines références ayant la note de A vont se voir attribuer un C au minimum.

Les produits céréaliers complets comme le pain, le riz ou les pâtes seront mieux distingués. Ceux qui sont riches en fibres auront un A et ceux qui sont raffinés auront un B ou un C.

La note de la viande rouge va baisser également. Les études ont démontré que la consommation abusive de viande rouge favorisait le risque de cancers et de maladies cardio-vasculaires. La note descendra alors en-dessous de celle de la volaille et du poisson.

D’autres produits seront impactés différemment, notamment le fromage où le Nutri-Score tiendra davantage compte de la teneur en sels, les huiles les moins riches en graisses saturées seront mises en avant par rapport aux autres.

Il faut également noter que, contrairement aux idées reçues, le Nutri-Score ne va pas défavoriser les produits locaux. 588 produits locaux ont été examinés et certains d’entre eux se sont vu attribuer la note de A.

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