Résidences semi-principales : un marché toujours très dynamique

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Acheter une résidence semi-principale, c’est s’offrir un bien secondaire pour y séjourner fréquemment. Auparavant réservé aux retraités qui avait le loisir de partager leur temps entre la ville et la campagne, ce mode de vie séduit désormais un public beaucoup plus large. Les confinements liés à la crise sanitaire ont rebattu les cartes. Nombreux sont désormais les actifs qui souhaitent bénéficier d’une seconde habitation dans laquelle ils pourront télétravailler et profiter d’une qualité de vie en accord avec leurs envies d’espace, de nature et de grand air. Quelles sont les tendances de ce nouveau marché ? Comment cet engouement impacte le prix des biens immobiliers en région ? Quelles sont les dépenses à anticiper pour réussir ce type d’investissement ? Suivez le guide…

Résidence semi-principale : quelle évolution ?

Considérée par l’administration comme une résidence secondaire, l’habitation semi-principale est un logement annexe que l’on achète pour y séjourner régulièrement et non plus seulement quelques jours durant les vacances.

Avant la crise Covid, les acheteurs de résidence semi-principale étaient souvent des retraités disposant du budget et des loisirs nécessaires pour aller se mettre au vert plusieurs semaines par an.

Désormais, de nombreux actifs sont également séduits par ce type de propriétés. Les confinements ont redonné aux français des envie de grand air. D’autant que, parallèlement, les niveaux historiquement bas des taux d’emprunt immobilier favorisaient les projets d’investissements dans la pierre. 

S’échapper du rythme trépidant des centres urbains pour télé-travailler dans un environnement plus sain et plus calme, profiter d’un surcroit d’espace avec un jardin, une piscine ou les vagues à proximité, autant de perspectives nouvelles offertes par la possession d’une résidence semi-principale.

Ce sont à présent des cadres mais aussi toutes les professions accessibles au travail à distance qui sont demandeurs de ce type de biens.

Des célibataires, des couples, des familles entières partent ainsi vivre plusieurs semaines dans un logement annexe, situé parfois à quelques kilomètres seulement de leur ville d’habitation principale, ou plus loin encore, à la campagne, en montagne et sur le littoral.

Résidence semi-principale : quelle évolution ?

Une maison en plus, des frais supplémentaires à anticiper

S’offrir une résidence secondaire pour y habiter une grande partie du temps, est un investissement dont il faut bien apprécier le coût. Que l’on soit propriétaire ou locataire de son logement principal, il sera nécessaire de prendre en compte le cumul des dépenses liées aux deux habitations.

Une résidence semi-principale entraîne un surplus de charges de 1 à 5% par rapport à une résidence secondaire. Étant occupée plus souvent, il faut prévoir les dépenses de chauffage, d’électricité, d’eau, d’internet et aussi les éventuels travaux à venir.

Lorsque vous achetez un bien en bord de mer, par exemple, les façades connaissent un vieillissement plus rapide. Quant aux piscines, dont disposent souvent ces maisons, elles demandent aussi des frais d’entretien annuel.

Par ailleurs, il ne faudra pas oublier non plus les frais d’assurance, souvent supérieurs pour ce type de logements. De même que l’augmentation du poste transport, consécutive aux déplacements fréquents entre les deux résidences. 

De plus, il n’est pas rare que les propriétaires de résidence secondaire louent souvent leur deuxième maison pour diminuer le poids des charges et rentabiliser leur investissement. Cette location éventuelle sera forcément moins courante car l’habitation sera utilisée par ses propriétaires une grande partie du temps et non plus seulement quelques jours pendant les vacances.

Enfin, l’acheteur d’une résidence semi-principale devra intégrer dans son budget les nouvelles dépenses afférant à l’imposition prévue par l’administration fiscale. Citons la taxe foncière, dont tous les propriétaires doivent s’acquitter, mais aussi la taxe d’habitation, qui est maintenue pour ce type de biens.

Acquérir une résidence semi-principale est donc un acte à bien réfléchir. Cela peut s’avérer judicieux pour votre qualité de vie et l’augmentation de votre patrimoine, mais cet achat peut aussi peser lourdement sur vos finances.

Des prix immobiliers à la hausse en province

Dans bien des régions, l’arrivée de nouveaux acquéreurs venus des grandes métropoles contribuent à la hausse des prix. Une croissance d’autant plus conséquente que ces acheteurs possèdent souvent un pouvoir d’achat immobilier supérieur aux acquéreurs locaux.

En règle générale, les propriétaires de résidence semi-principale privilégient les villes moyennes, disposant d’une gare TGV, et se trouvant à moins de 2 ou 3 h de transport de leur logement principal. 

C’est ainsi que le département de l’Yonne séduit plutôt les Parisiens (10,5 % – Etude Se Loger 2020) mais aussi les habitants de Strasbourg (14,9%). Les Marseillais, les Niçois et les Lyonnais choisissent naturellement le département du Var. Les Toulousains s’orientent vers les biens situés dans le Lot (11,7%), le Tarn et Garonne et la Dordogne. Quant aux Lillois, ils privilégient le Nord Pas de Calais, l’Aquitaine ou la Picardie.

Dans certaines provinces, les prix ont connu un bond spectaculaire suite à l’augmentation des demandes de résidences secondaires. Pour exemple, à Locronan dans le Finistère, une maison sur 5 est désormais réservée à cet usage, et à Guéthary (côte basque), le ratio atteint pas moins d’une habitation sur deux.

En conséquence, les augmentations de prix sont parfois spectaculaires, comme à Bayonne où la hausse atteignait +14,7% en 2020. Résultat : certains élus s’interrogent parfois sur l’opportunité d’imposer des quotas afin de limiter ces acquisitions qui handicapent les acheteurs locaux, particulièrement les primo-accédants.

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