Inflation : la France ne s’en sort pas si mal

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La France a pris des mesures pour limiter l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur l’inflation et les salaires. Voici en quoi consiste cette stratégie et comment elle pourrait être bénéfique également sur le moyen terme.

De nouvelles mesures pour 2023

Le 14 septembre dernier, le gouvernement a présenté son plan énergétique. Il s’agit de “modérer” la générosité de l’Etat mais en continuant de protéger les ménages aux faibles revenus. Et pour atteindre cet objectif, 45 milliards d’euros seront consacrés aux mesures de maintien du pouvoir d’achat en 2023 : cette enveloppe comprend notamment les chèques énergie, mais aussi la revalorisation des minimas sociaux). C’est autant que la somme déjà dépensée depuis le début de la crise à l’automne 2021.

La France s'en sort pas si mal malgré l'inflation.

Cependant, à partir de janvier 2023, la hausse des prix de l’énergie sera sensible. En effet, elle n’était que de 4% en 2022 grâce au bouclier tarifaire, mais le gaz et l’électricité augmenteront de 15% en 2023. Selon le gouvernement, il s’agit d’un effort considérable car le prix réel de l’énergie a bondi de plus de 120%.

Une stratégie coûteuse mais qui peut porter ses fruits

Ce bouclier tarifaire adopté très tôt par la France a permis d’endiguer des augmentations qui auraient été bien trop difficiles à accepter par les ménages. De nombreux pays européens se sont retrouvés dans l’obligation d’en déployer également un, pour enrayer les risques de tensions sociales.

Mais ces aides, dont le coût est estimé à 16 milliards d’euros, ne pourront être que temporaires. Le poids de cette enveloppe sur le budget est lourd, car l’Etat doit par ailleurs financer d’autres mesures et chantiers comme l’éducation, la santé, ou encore les investissements nécessaires pour la transition écologique. Si les prix du marché de l’énergie continuent à augmenter au-delà de juillet 2023, le gouvernement devra probablement repenser son enveloppe. De plus, il doit être attentif au resserrement des taux d’intérêt engagé par la Banque centrale européenne (BCE) pour garder la dette sous contrôle.

Grâce à son intervention, la France a toutefois réussi à conserver un taux d’inflation parmi les plus bas d’Europe de 2 points inférieur à la moyenne de la zone euro. Si les prix n’augmentent plus trop, cette stratégie budgétaire peut s’avérer gagnante et renforcer la compétitivité du pays. En revanche, si l’inflation forte perdure, la dette de la France va augmenter. Les prochains mois permettront au gouvernement de faire le point et d’ajuster sa stratégie si nécessaire.

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