Le Québec, un exemple de consommation responsable durant l’épidémie de COVID-19 ?

Publiée début mai, une étude de l’Observatoire de la consommation responsable québécois fait le point sur les pratiques des habitants de la province canadienne pendant le confinement. Nous la décryptons pour vous.

Trouver du sens : les premiers effets du confinement

Selon l’étude, le confinement a été l’occasion pour les Québécois d’aller vers une vie plus douce. Il s’agit notamment de profiter du moment présent, de savourer les choses simples, etc. pour 77% des personnes consultées. Ceci s’accompagne notamment d’une envie profonde de faire place nette : désencombrer son foyer, donner des choses qui ne servent plus, etc. pour 66% des sondés.

Le Québec et la consommation responsable

Cette tendance à une certaine forme de “slow life” se décline également dans le “fait maison”, qui a concerné une grande partie des Québécois. En tête de ces activités, la cuisine, bien sûr, pour 68,5% d’entre eux, mais aussi le bricolage, le jardinage, le bricolage, la fabrication de produits ménagers, etc.

Toutes ces actions entrent clairement dans une approche plus responsable de la consommation.

Consommer local, moins gaspiller : une tendance forte

Progressivement, les Québécois se sont de plus en plus tournés vers la consommation de proximité pour leur alimentation. Ils sont 68,1% à avoir préféré un produit local lorsqu’ils ont eu le choix et ils sont 61% à avoir préféré acheter chez un commerçant proche de chez eux, voire directement auprès des producteurs pour 43,4% des sondés.

Le confinement a également aidé les Québécois à moins jeter de nourriture. Plus de la moitié des personnes interrogées indiquent avoir mieux conservé leurs aliments et avoir été mieux organisées avec leurs listes de courses. De plus, l’orientation des achats s’est beaucoup effectuée selon des critères sains et naturels, que ce soit pour les produits alimentaires, cosmétiques ou d’hygiène.

Recyclage, vrac, déchets : une approche en pause

Etant donné les contraintes liées au confinement, le marché de la seconde main s’est fortement ralenti : acheter ou vendre des objets usagés n’a concerné qu’environ 12% des Québécois consultés pour cette étude.

De plus, la consommation en vrac a elle aussi diminué : avant le confinement, 44% des sondés achetaient des produits en vrac (alimentaires ou non alimentaires), et ils ont été deux fois moins nombreux à continuer à le faire pendant le confinement. Et qui dit vrac dit contenants réutilisables, or les personnes qui ont amené à chaque fois leurs sacs réutilisables à l’épicerie a baissé de plus de 40% par rapport à avant le confinement. 

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