Économie circulaire : stop au gaspillage textile !

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Adoptée en février 2020, la loi AGEC (loi anti-gaspillage et économie circulaire) a pour objectif de réduire les déchets de différentes manières possibles. Cela concerne également le secteur textile : voici ce qu’il faut savoir. 

Détruire ses invendus textiles, c’est désormais interdit !

On ne le sait pas toujours, mais dans l’univers de la mode et du luxe, il est courant de se débarrasser de ses invendus en les incinérant, en les enfouissant, etc. Cette pratique est justifiée par les marques, qui invoquent des défauts mineurs ou une qualité non conforme pour les vêtements qu’en réalité elles ne souhaitent pas stocker.

Comment les marques réduisent leur gaspillage vestimentaire ?

Depuis janvier 2022, la loi AGEC interdit donc de détruire les invendus textiles, en complément à l’interdiction qui touche déjà le secteur alimentaire. En clair, les acteurs de l’industrie de la mode devront désormais « donner, réemployer, réutiliser ou recycler leurs invendus ».

Pourquoi le gaspillage textile est-il mauvais pour la planète ?

Produire un vêtement, c’est de la matière première (qui peut être issue de la pétrochimie), du transport (parfois d’un continent à un autre), du stockage (dans des entrepôts énergivores) …bref autant de points négatifs en terme d’environnement. La loi AGEC vise donc à réduire l’impact du secteur sur la planète en “obligeant” les marques à réfléchir et à entamer une nouvelle manière d’envisager leur modèle économique.

Car en effet, si on part du principe que “le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas”, la surproduction textile devrait diminuer, ce qui éviterait le gaspillage et la destruction des invendus. Mais ce modèle économique est largement répandu dans la fast fashion notamment : la loi AGEC agit donc davantage sur les conséquences de cette surproduction, en invitant les marques à se réinventer.

Quelles solutions pour les marques ?

De nombreuses marques n’ont pas attendu l’application de la loi AGEC pour réagir et ont adopté des solutions diverses pour leurs invendus :

  • Le don à des associations et autres structures caritatives,
  • Le recyclage via les filières de tri,
  • Le réemploi (le tissu sert à confectionner d’autres produits),
  • La seconde main avec des corners dans les boutiques physiques.

Certaines marques ont par ailleurs choisi de traiter la problématique en amont, c’est-à-dire en produisant moins (des petites marques principalement, qui fonctionnent en précommande) ou en utilisant des matières issues de l’éco-conception.

Il appartient bien sûr aussi aux client(e)s de s’inscrire dans la démarche. En s’orientant vers la slow fashion et en privilégiant la seconde main et/ou les marques vertueuses, chacun(e) peut agir en faveur du climat.

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